Au regard des femmes en âge de procréer, ceci qui pourrait justifier AVANT de poursuivre les relations sexuelles, des précautions discriminatoires sans aucun rapport direct avec aucune prévention raciste :
Un risque à la 2ème ou la 3ème grossesse d’un enfant Rhésus positif
Un risque à la 2ème ou la 3ème grossesse d’un enfant Rhésus positif
En effet, la mère n’a le plus souvent jamais été auparavant en contact avec un partenaire porteur du facteur Rhésus positif.
En revanche, après une IVG, une amniocentèse, une grossesse extra-utérine, des hémorragies pendant la grossesse ou un accouchement, des globules rouges du foetus peuvent passer en petite quantité dans le sang maternel. Dans tous ces cas, la femme peut alors fabriquer des anticorps anti-Rhésus, encore appelés agglutinines irrégulières.
Lorsqu’une nouvelle grossesse survient par la suite et que cet autre enfant est comme le précédent Rhésus positif, les anticorps anti-Rhésus contenus dans le sang maternel peuvent traverser le placenta et s’attaquer aux globules rouges du second foetus. Ce phénomène peut entraîner l’apparition d’une anémie sévère, qui s’accompagne d’oedème, de jaunisse, voire de lésions cérébrales et peut exiger une transfusion ou le remplacement du sang de l’enfant.
Repérer les anticorps potentiellement destructeurs
Malgré tout, cette situation catastrophique ne se rencontre en fait plus guère de nos jours. Depuis de nombreuses années, on met en place une prévention très efficace.
Dans toutes les circonstances ayant pu favoriser l’apparition des anticorps toxiques, une vaccination anti-rhésus va être pratiquée. Dans les 72 heures après l’accouchement, on injecte des anticorps (gammaglobulines portant des anti-D) qui vont neutraliser les globules rouges rhésus positif avant que la mère n’ait eu le temps de développer ses propres défenses immunitaires.
Par ailleurs, on recherche systématiquement chez les futures mères Rhésus négatif, dont le partenaire est Rhésus positif, la présence de ces anticorps néfastes. Ce dépistage s’effectue grâce à une prise de sang à quatre reprises (au minimum) pendant la grossesse lors du premier trimestre et des sixième, huitième et neuvième mois.
Lorsque ces anticorps délétères sont décelés, la future mère est dirigée vers un centre spécialisé, afin d’apprécier l’état de l’enfant et de le traiter le plus rapidement possible.
Demain, une prévention encore mieux ciblée
Pourrait-on aller encore plus loin ? Apparemment oui. L’équipe du Pr. Jean-Pierre Cartron vient de mettre au point à l’Institut national de la transfusion sanguine une nouvelle méthode qui permet d’identifier directement le groupe Rhésus du foetus, ce que l’on ne savait pas faire jusqu’ici.
Cette technique pourrait simplifier la surveillance des femmes enceintes Rhésus négatif et permettre de mieux cibler encore les mesures de prévention.