Différentiels de population dans la susceptibilité aux maladies
En conclusion, les maladies liées à l’alcool ne touchent pas tous les
consommateurs de manière égale.
"Il existe des différences individuelles dans la susceptibilité à l’alcool qui
pourraient être expliquées en partie par des facteurs génétiques.
"L’essor de la biologie moléculaire permet maintenant de tester ces
facteurs de prédisposition génétique aux maladies causées par l’alcool.
Parmi ces facteurs, les variants des gènes du métabolisme de l’alcool
ont été les plus étudiés, et ont dans certaines populations (asiatiques
en particulier) des influences directes se traduisant par des effets cliniques
(cancers en général) importants.
"D’autres facteurs génétiques non directement liés à l’alcool peuvent moduler
les effets de celui-ci en pathologie.
"Ces études renseignent sur la susceptibilité génétique, mais également sur la
physiopathologie des maladies (cytokines) ou le cas échéant de la protection,
liées à l’alcool.
"Cependant, la plupart du temps, ces études génétiques ne permettent pas de
déterminer des seuils de sensibilité en fonction des génotypes dans les maladies
liées à l’alcool, soit par manque de puissance (nombre de sujets trop faible)
ou comparaisons inadéquates (par exemple consommateurs excessifs
malades en comparaison de sujets sains non buveurs).
"De nouvelles études doivent donc être entreprises avec un nombre suffisant
de sujets, de préférence des études prospectives."
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